Sarah Tarabay

Le revenge porn

Comment se définit le revenge porn ?

 

Le revenge porn consiste à diffuser sans le consentement de la personne des photos, vidéos ou échanges de messages présentant un caractère sexuel et obtenu avec le consentement de la personne.

Il s’agit d’une atteinte à la vie privée (article 9 du Code civil) et d’un délit prévu à l’article 226-2-1 du Code pénal.

 

Quels sont les éléments constitutifs de l’infraction de revenge porn ?

 

1) Un enregistrement ou un document présentant un caractère sexuel obtenu avec le consentement de la personne et à l’aide de l’un des actes prévus à l’article 226-1 du Code pénal (la captation, l’enregistrement, la transmission et la fixation). Il peut donc être obtenu avec le consentement de la victime mais aussi pris à l’insu de la victime ; 

 

2) La diffusion de cet enregistrement ou document présentant un caractère sexuel sans le consentement de la personne ;

 

3) L’intention de porter atteinte à l’intimité de la vie privée de la personne.

 

Quelle est la peine encourue ?

 

L’article 226-2-1 du Code pénal prévoit une peine « portée à deux ans d’emprisonnement et à 60 000 euros d’amende ».

 

Victime de revenge porn, quels réflexes avoir ?

 

  • Conserver les preuves avec des captures d’écran ;

 

  • Rendez-vous en commissariat de police ou dans une gendarmerie pour déposer plainte (attention cependant au délai de prescription, vous disposez d’un délai de 6 ans à compter du jour où l’infraction a été commise) ; 

 

  • Vous avez également la possibilité de signaler le contenu sur la plateforme concernée et auprès de Pharos

 

  • Remplir un formulaire de droit à l’oubli des moteurs de recherche ;

 

  • Prenez conseil auprès d’un avocat en contactant le cabinet.